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Le mythe de l'invisibilité pose que, même s'il existait un monde gay, celui-ci restait volontairement invisible, donc difficile à découvrir pour les homosexuels isolés. Or les homosexuels étaient des figures très visibles dans le New York du début du xxe siècle. D'une part, la vie gay était plus intégrée dans le quotidien de la cité pendant les décennies précédant la Seconde Guerre mondiale qu'après ; d'autre part, de très nombreux homosexuels signalaient hardiment leur présence en portant une cravate rouge, en se décolorant les cheveux ou en arborant n'importe quel autre emblème révélateur à l'époque.

Ils se réunissaient aux mêmes coins de rue et dans les mêmes bars et bals que les membres des classes populaires, exposaient aux mêmes salons que la bohème, et louaient les mêmes salles pour des fêtes, des bals costumés et des pièces de théâtre que les autres jeunes. De fait, un grand nombre de New-Yorkais considéraient les manifestations les plus expressives de la sous-culture gay comme un élément du spectacle qui faisait l'originalité de leur ville.

Les touristes visitaient le Bowery, le Village et Harlem, pour voir, notamment, les lieux fréquentés par les homosexuels. Mais, même s'il révélait ainsi certaines de ses composantes à la population hétérosexuelle, ce monde restait essentiellement occulté. Mais le fait d'avoir à se cacher de la culture dominante ne les empêchait pas d'être très visibles entre eux.

« Je ne suis pas prêt à tout dévoiler »

Ils mirent en place un système extrêmement complexe de codes sous-culturels — dans leur façon de se vêtir et de s'exprimer, et dans leur style -, qui leur permettait de se reconnaître dans la rue, au travail, dans les soirées et dans les bars, et d'avoir des conversations dont le sens codé restait inintelligible à un entourage peut-être hostile.

Que de tels codes aient été nécessaires, allègue-t-on habituellement et à juste titre , prouve à quel point leurs utilisateurs devaient se cacher. Mais leur élaboration montre aussi l'extraordinaire ressort des hommes qui subissaient ces contraintes et leur capacité de communiquer entre eux malgré tout. Même les fractions du monde gay qui échappaient au regard de la société dominante restaient visibles aux intéressés.

Le mythe de l'intériorisation pose, enfin, que les homosexuels intériorisèrent sans esprit critique le jugement porté sur eux par la société dominante — des êtres malades, pervers et immoraux —, et que leur haine d'eux-mêmes les conduisit à accepter la répression au lieu de se rebeller.

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Comme l'écrivait un critique particulièrement lucide de la société gay: Les homosexuels eux-mêmes refusèrent longtemps l'idée d'être un tant soit peu différents5. À partir de la fin du xixe siècle, un petit groupe de New-Yorkais gay écrivit des livres et des articles polémiques, adressa des lettres aux journaux homophobes et pressa juristes et médecins de revoir leur opinion. Dans les années , des bars gay contestèrent devant les tribunaux l'interdit qui les frappait, des gays et des lesbiennes s'organisèrent en groupes pour défendre leur cause.

Les hommes furent plus nombreux encore à afficher en public des vêtements et un comportement qui proclamaient leurs penchants aussi franchement que n'importe quel badge politique, au risque de susciter des réactions violentes ou d'aller en prison. La plupart des gays ne prirent pas si ouvertement position contre la répression, mais assimiler leur réserve à une intériorisation des réactions hostiles de la société, c'est oublier la puissance des forces liguées contre eux, prendre, à tort, leur silence pour un acquiescement et interpréter leur résistance au sens le plus étroit du terme en la réduisant à l'organisation de groupes et de manifestes politiques officiels.

L'histoire de la résistance gay déborde de l'organisation politique formelle et inclut les stratégies de résistance ordinaire conçues par les hommes pour revendiquer leur espace propre au milieu d'une société homophobe. Compte tenu de l'interdiction très réelle de l'homosociabilité et des conséquences immédiates et automatiques auxquelles la plupart des hommes s'exposaient en cas de dévoilement de leur homosexualité, la volonté des uns de ne pas se cacher et la faculté des autres de créer une large société gay dans laquelle se fondre sont autant de formes de résistance à une pression sociale écrasante.

«Les bars gays sont des sanctuaires contre l’hostilité du monde»

La grande diversité des tactiques dont ils usèrent pour communiquer, revendiquer un espace et s'affirmer - ces formes de résistance sociale que le politologue James Scott a appelées les tactiques du faible — se révélèrent d'une remarquable efficacité dans les générations qui précédèrent l'élaboration d'un mouvement politique gay. Ces tactiques ne remirent pas directement en question la répression policière comme le fit le mouvement, mais elles permirent à de nombreux gays de survivre face à cette répression, et surtout de s'épanouir: La sous-culture gay masculine montra notamment sa force en procurant à ses membres les ressources nécessaires pour rejeter la définition que donnait d'eux la culture dominante: Certains intériorisaient les opinions négatives omniprésentes dans leur société.

Beaucoup refusaient le diagnostic faisant d'eux des malades mentaux qu'il fallait soigner, bien que le discours médical fût l'une des plus puissantes forces de répression homosexuelle de la culture américaine certaines théories sociales récentes lui ont même attribué un pouvoir culturel presque illimité. Le corps médical dut se rendre à l'évidence: Avant Stonewall sans même parler de la Seconde Guerre mondiale , dit-on souvent, ils vivaient dans un placard où ils restaient isolés, invisibles et vulnérables à l'idéologie qui les réprimait.

Bien qu'il soit difficile de voir dans ce placard.

Puis le jeune homme nuance: Quand je sortais le soir, les gens ne me regardaient pas. Malgré une façade de liberté, les gays sont forcés de se dissimuler le jour venu, dans une société où le dogme religieux et la famille restent puissants.

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